Définition
Standard téléphonique
Système qui reçoit les appels arrivant sur le numéro d'une entreprise et les distribue vers les bons postes, selon des règles et des horaires. Aujourd'hui c'est presque toujours un logiciel hébergé, plus un boîtier dans un placard.
Un standard, ce sont quatre briques. Un numéro principal. Des règles de distribution : qui sonne, dans quel ordre, pendant combien de temps. Des horaires : ce qui se passe le soir, le week-end, pendant les congés. Et souvent un serveur vocal interactif, le fameux « tapez 1 pour un devis », qui trie l'appel avant de l'envoyer quelque part.
Trois mots reviennent dans les devis. PABX : l'ancien boîtier physique installé dans les locaux. IPBX : le même, mais qui fait passer les appels par internet. Standard hébergé, ou téléphonie cloud : plus de matériel du tout, tout est chez l'opérateur, vous payez par utilisateur et par mois. Pour une entreprise de moins de dix personnes, il n'y a plus beaucoup de raisons d'acheter du matériel.
Pour un artisan seul ou une équipe de trois, un standard complet est largement surdimensionné. Le besoin réel tient en une phrase : que l'appel sonne au bon endroit et, s'il n'est pas pris, qu'il aille quelque part d'utile. Un renvoi conditionnel bien réglé fait déjà ça. Le standard devient pertinent quand plusieurs personnes doivent se partager les appels d'un même numéro, avec un ordre de sonnerie et des plages horaires différentes.
Attention au serveur vocal. Un menu à trois niveaux sur une ligne de dépannage, c'est un client qui raccroche. Quelqu'un dont le ballon d'eau chaude vient de lâcher n'a pas envie de trier lui-même son appel. Si vous en mettez un, gardez un seul niveau, deux choix maximum, et laissez toujours une sortie vers quelqu'un qui décroche.
Le point aveugle : un standard distribue, il ne répond pas. Si personne ne décroche au bout de la chaîne, vous avez simplement fait sonner plus de téléphones. Côté contrat, deux choses à verrouiller avant de signer : la portabilité de votre numéro le jour où vous partez, et le sort du matériel s'il est loué — une location de matériel téléphonique se signe souvent sur 48 ou 60 mois, indépendamment de l'abonnement au service.